Histoire de la commune

Patrimoine et Histoire

Le paysage est caractéristique de cette ancienne chaîne de montagnes qui, à l'ère primaire (il y a environ 600 millions d'années) atteignait plusieurs milliers de mètres, et s'étendait de la Cornouaille Anglaise au Massif Central. C'est à force d'alternance de périodes au climat tropical avec pluies diluviennes et de périodes glaciales que ces anciennes montagnes sont devenues nos modestes collines hérissées de bloc de granit. 
 

Le site de Saint Michel Mont Mercure
A 290m d'altitude, c'est le point culminant de la Vendée ainsi que de l'Ouest, au sud de la Loire. 
Il est probablement un ancien lieu de culte lunaire du dieu Lug. Ce dieu celte est un dieu aux pouvoirs multiples, (dieu de la fertilité, dieu qui conduit les âmes des morts, dieu des carrefours et des routes). Les liens commerciaux avec les grecs teintent peu à peu ses qualités avec celles du dieu Hermes. Il devient alors Mercure, le Mercure gaulois et non le mercure romain (qui a une vocation plus commerciale). 
Le christianisme substitua l'Archange St Michel aux dieux païens, mais conserva le nom de Mercure. Du 14ème siècle à 1820 environ, l'association de Michel et de Mercure devenue gênante se transforma en St Michau-Mont-Marcus ou St Michel-Mont-Malchus. Aucune explication. Toujours est-il qu'actuellement notre commune est la seule en France à avoir associé, dans son nom, les deux cultes païen et chrétien.

 

Le culte
Depuis longtemps le catholicisme a été le culte principal avec toutefois un passage au protestantisme dans la deuxième partie du 16ème siècle. L'église, de style néo-roman, au sommet du Mont, remplaçant une belle église romane du 15ème, date de la fin du 19ème.

Elle fût bâtie en deux temps : le choeur et les trois premières travées à partir de 1877. Le reste entre 1895 et 1897. Toute l'originalité tient dans l'audace de son clocher et la fière statue de l'Archange. L'architecte, Monsieur FRABOULET, eut l'heureuse idée de rendre le clocher accessible aux visiteurs avec leurs promenades extérieures, l'une à 19,60 mètres et l'autre à 36,10 mètres (194 marches). Le sommet de la tour (statue non comprise) est à 41,90 mètres du sol. L'Archange, en cuivre, est la réplique exacte de celui qui domine Fourvières, à Lyon, prévu pour l'exposition universelle de 1889. 

La Statue 
Déstabilisée lors de la tempête de février 1957, descendue pour sa restauration, la statue fut remise en place le 15 août 1961 par un hélicoptère alouette III piloté par Monsieur SCHMITT.

Hauteur totale 9,60m
de la tête aux pieds 4,40m
les ailes 2,30m
tour de taille 2,02m
tour de tête 1,52m
poids 1 200Kg

 

la Révolution
Les guerres de Vendée mobilisèrent un grand nombre d'hommes à St Michel. Il existe une liste de 125 noms, compagnons qui combattirent sous les ordres du chef TRUTET : ROUSSELOT, PASQUIER, BENETEAU, HUVELIN, GELOT, PENAUD... BARBOT de la Chambaudière était l'homme de confiance de STOFFLET, chef de l'armée du centre.
Le 31 janvier 1794, les Colonnes Infernales déferlent sur St Michel, commandées par GRIGNON : pillages, feux et massacres! Sauf à la Bonnelière. Cette période de troubles dura au moins jusqu'en 1796. La charge religieuse est assurée soit par un Carme de la Flocellière Nicolas LE FRANCOIS, soit par un prêtre de St Laurent l'abbé BROCHU ou encore par un abbé venu de la salle de Vihiers, l'abbé GABILARD. Le curé en titre, LEBRETON, réfractaire, se cachait. A la grange, la chambre de SOULARD en témoigne. L'abbé des Fontaines relève la paroisse.
Déjà le clocher de St Michel était choisi comme point géodésique, point de triangulation de premier ordre de la méridienne de Bayeux. La pierre qui en garde le souvenir est encore visible dans l'église.